d’améliorer la gouvernance agricole, de promouvoir durablement les filières agricoles

La République Démocratique du Congo a besoin de cinq axes prioritaires pour lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire des populations congolaises. Il s’agit notamment d’améliorer la gouvernance agricole, de promouvoir durablement les filières agricoles, d’améliorer la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, de développer et diffuser les  produits de la recherche auprès des utilisateurs, et de réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques.

C’est ce qui ressort d’une communication faite par le ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage, Emile Mota, jeudi à Kinshasa.

Il est temps de conjuguer des efforts pour éradiquer la faim en RDC, conformément à l'ODD 2 consistant à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire

Il est temps de conjuguer des efforts pour éradiquer la faim en RDC, conformément à l’ODD 2 consistant à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire

Le ministre qui s’adressait aux participants à l’atelier de restitution du 14ème cycle d’analyse du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire en RDC (IPC), a remercié les partenaires impliqués dans ces analyses de sécurité alimentaire en RDC.

«Nous sommes convaincus que les résultats qui seront présentés nous permettront de mieux comprendre la situation réelle de la sécurité alimentaire dans notre pays», a-t-il déclaré.

S’exprimant au nom du représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Michel Disonama a laissé entendre que depuis septembre 2007, la communauté humanitaire de la RDC, en collaboration avec le «cluster» sécurité alimentaire » et le ministère de l’agriculture, a retenu l’IPC comme un outil capable de mener une analyse appliquée de la sécurité alimentaire, sur base des réalités du pays.

Cet outil, a-t-il précisé, « est en ligne droite avec la vision de la FAO d’atteindre un monde libéré de la faim et de la malnutrition ».

Le délégué de la FAO a ajouté que le 14ème cycle d’analyse  IPC aigue, a couvert 145 territoires de 25 provinces où douze ateliers ont été organisés avec plus de trois cents analystes et facilitateurs, avant de remercier l’USAID d’avoir financé cette activité à travers le projet «opération spéciale» du PAM (Programme alimentaire mondial).

Selon Mme Siha Kai-Kai, directrice adjointe du PAM, les résultats du 14ème cycle de l’IPC renseignent que 5,9 millions de personnes sont toujours affectées par l’insécurité alimentaire dans sa forme aiguë.

Le PAM, a-t-elle dit, apporte cette année une contribution importante pour la réalisation de l’étude sur le coût de la faim, accompagnant ainsi le gouvernement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. «Il est temps de conjuguer nos efforts pour éradiquer la faim en RDC, conformément à l’objectif de développement durable deux, consistant à «éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable», a-t-elle dit.

Réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques

Réduire la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques

La mission du Programme alimentaire mondial (PAM) d’éliminer la faim en RDC parait ambitieuse compte tenu de besoins et d’obstacles logistiques que présentent particulièrement les infrastructures routières, a déclaré jeudi à Kinshasa, la directrice adjointe de cette agence, Mme Siha Kaï Kaï, à la restitution de résultats des analyses du 14ème cycle de cadre intégré de classification (IPC).

Le PAM, a-t-elle dit, apporte cette année une contribution importante pour la réalisation de l’étude sur le coût de la faim, en vue de soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.

Cette étude qui détermine l’impact de la faim sur la croissance économique d’un pays, est un puissant outil de plaidoyer en faveur des actions préventives contre la faim, a-t-elle souligné. Mme Siha a salué les investissements du gouvernement consentis dans le secteur agricole à travers le programme d’appui aux chaines de valeurs des petits producteurs agricoles.

Dans ce cadre, a-t-elle ajouté, « le PAM et la FAO soutiennent le Gouvernement dans son programme  de développement agricole pour l’atteinte de l’objectif de développement durable (ODD) ».

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