Bruno Tshibala échange avec Lutumba Simaro en prévision de la célébration de ses 80 ans

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L’artiste Simaro Lutumba était reçu en audience par Bruno Tshibala le 03 janvier 2018. Le griot octogénaire était venu parler au chef du gouvernement des préparatifs de la célébration de ses 80 ans d’âge. Né le 19 mars 1938, l’auteur-compositeur et guitariste congolais souhaite fêter cette date avec faste, mais les moyens font défaut. « Si tu vois le crapaud gravir une montagne, ce qu’en bas il y a inondation», a-t-il soufflé. Du Premier ministre, il attend un appui du gouvernement congolais pour la réussite dudit événement. « J’aurai mes 80 ans en mars. Je suis venu parler au Premier ministre, voir si le pays peut faire quelque chose pour moi au regard de tout ce que j’ai fait dans mon domaine qu’est l’art. Mon souhait est qu’il y ait une grande fête ce jour-là, mais les moyens me manquent », a-t-il indiqué. Dans Mandola j’avais chanté ainsi : « Je crie vers vous, vous appelant à mon secours pour que vous m’apportiez de l’aide. Le jour que je mourrai, je n’entendrai pas vos discours et je ne verrai pas vos gerbes de fleurs ». S’il y a à me donner, a-t-il enchaîné, c’est maintenant le moment au lieu d’attendre lorsque je serai inerte dans le cercueil.  Simaro Masiya a rappelé qu’il a commencé la musique en 1957, soit trois ans avant l’accession du Congo à l’indépendance. En 1961, a-t-il précisé, il était aux côtés du virtuose Franco Lwambo Makiadi. « Nous avons fait de la bonne musique avec lui. Lorsqu’il nous a quitté, je suis resté avec OK JAZZ plusieurs années. Malheureusement, il y a eu des problèmes et nous avons fondé l’orchestre Bana Ok avec Josky Kiambukuta et Pépé Ndombe Opetum », s’est-il souvenu.  Le compositeur de « Mabelé » a aussi demandé à Bruno Tshibala son immortalisation par la construction d’un monument à son effigie et l’attribution de son nom à l’une des avenues de Lingwala, commune dans laquelle il habite depuis plusieurs décennies.

D’autre part, Lutumba Ndomanueno a parlé au Premier ministre de ses problèmes de santé. « A présent, je suis malade. De temps à autre je suis en Europe. Je dois peut-être repartir mais je manque de possibilités », a-t-il expliqué. Toutes les préoccupations du Poète étaient reprises dans un mémo qu’il a remis au chef de l’exécutif. « Le Premier ministre a dit qu’il va lire le mémo et il m’appellera pour que nous puissions poursuivre la discussion », a-t-il argué.