Bruno Tshibala visite Luzumu, prison qui accueillera les détourneurs d’argent de l’Etat

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Lors de son point de presse animé le 03 octobre 2017 dans le cadre de la vulgarisation des 28 mesures économiques urgentes, le Premier ministre, Bruno Tshibala, avait promis des sanctions exemplaires aux fonctionnaires de l’Etat qui versent dans la corruption et la concussion. Il les avait menacés de les emprisonner à Luzumu, célèbre centre carcéral situé à Kasangulu, au Kongo central, à environ 75 Km de Kinshasa. « Je les prendrai et les enverrai à Luzumu », avait-t-il prévenu. Passant de la parole à l’acte, le chef du gouvernement congolais est descendu le 9 octobre audit centre pénitentiaire pour s’enquérir de l’avancement des travaux de réhabilitation qui y sont faits. Sur place, Bruno Tshibala, accompagné de quelques membres de son gouvernement, du gouverneur du Kongo central Jacques Mbadu, du Procureur Général de la République Flory Kabange et des délégués des ONG locales de défense des droits de l’homme, ont visité les différents compartiments de la prison. Allant des blocs de détention à la cellule VIP, le Premier ministre a reçu des plus amples explications de ceux qui y travaillent et a apprécié le déroulement des travaux. C’est en avril 2016 que la réhabilitation avait commencé et, selon le chronogramme établi, elle doit se terminer en février 2018. Arrivé à cette échéance, le cadre pourra abriter les fonctionnaires maffieux et détourneurs d’argent de l’Etat. Avec une capacité d’accueil de 7 00 personnes, la prison de Luzumu aura comme pensionnaires ceux qui s’adonnent notamment au trafic d’influence, à la corruption, à la fraude fiscale et douanière… Le centre pénitentiaire de Luzumu a été construit en 1955, à l’époque belge. Elle est tombée depuis les années 90 dans un état de dégradation avancée. Ses infrastructures sont faites d’un bâtiment administratif, d’un dispensaire, de 4 bâtiments de détention collective et d’un quartier cellulaire. On y trouve aussi un lieu de culte et une cuisine moderne bien équipée. Sa réfection se fait avec l’appui financier du Fonds européen de développement (FED) et de celui de la Suède et de la Belgique.