Gouvernement et l’intersyndicale travaillent dans l’élaboration d’une grille des salaires des fonctionnaires

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Le Premier ministre, Bruno Tshibala Nzenzhe a lancé le début des travaux en commission mettant ensemble gouvernement et banc syndical pour l’élaboration d’une grille uniforme des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. La cérémonie s’est passée le 2 octobre 2017, au salon Okapi de l’Hôtel Venus. « Il s’agit pour moi de conclure un nouveau pacte social entre l’Etat congolais et ses fonctionnaires pour la refondation de l’un des piliers de l’Etat congolais à savoir l’Administration publique. Comme tout le monde le sait, le développement économique et social de la RDC passe impérativement par la modernisation et l’efficacité de son administration publique qui doit devenir une administration de développement », a déclaré le Premier ministre. Selon le chef du gouvernement, la construction d’une administration publique efficace au service de l’intérêt général passe aussi par l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires de l’Etat. « Un fonctionnaire de l’Etat mieux formé, mieux éduqué et mieux entretenu est la première et la plus grande richesse que l’Etat congolais doit avoir en vue d’assurer avec succès la réalisation efficace de ses objectifs de développement économique et social et environnemental », a-t-il reconnu.

Pour sa part, Michel Bongongo, ministre d’Etat chargé de la Fonction publique a indiqué que ces assises de l’Hôtel Venus sont une occasion pour le gouvernement et le banc syndical de procéder à une évaluation sans complaisance du chemin parcouru dans la lutte contre la cérémonie, mais aussi et surtout, de tracer la trajectoire à suivre pour une amélioration de la qualité de vie de Congolais. Michel Bongongo s’est dit convaincu que les résolutions qui sortiront desdites assises serviront de base pour une refondation de l’appareil administratif de la RDC. « J’en appelle donc à la responsabilité de chaque participant car les attentes de la nation toute entière en général et des fonctionnaires en particulier sont énormes », a-t-il conclu.

Prenant la parole, Fidèle Kiyangi, président de l’Intersyndicale national de l’administration publique (INAP), a remercié le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre d’Etat chargé de la Fonction publique. « Il est juste de placer sur la table et de s’atteler à résoudre définitivement la question salariale des agents et fonctionnaires de l’Etat. Aux yeux du banc syndical, la question de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat, constitue le nœud gordien des présents travaux et se fera inscrire en lettres d’or dans les annales de l’histoire », a-t-il expliqué en ajoutant que « La présente commission paritaire tombe à point nommé afin d’aborder courageusement et patriotiquement la problématique des salaires qui reste ésotérique et contrastante dans un pays fabuleusement et immensément riche dont les agents et fonctionnaires de l’Etat demeurent mal payés et restent la trainée de la société, des laissés pour compte ». Fidèle Kiyangi s’est étonné du fait que, durant des décennies, le fonctionnaire n’a jamais connu ou ne connait pas les éléments structurants de sa rémunération, qu’il a énuméré : salaire de base, indemnité de logement, allocations familiales, allocations de logement, indemnités de congé… « Le barème mythique de Mbudi n’était pas éclaté en éléments rémunérateurs, pis encore son application a été envoyée aux calendes grecques », a-t-il regretté. « L’INAP considère que l’opportunité est offerte aux partenaires de conjuguer ensemble dans un esprit de concession, d’effort pour revaloriser les fonctionnaires et les placer à l’épicentre de la réforme », s’est-t-il réjoui en concluant que « Sans salaire décent, il n’y aura pas de travail décent ». À entendre, le président de l’INAP, sans bon traitement, les mêmes tares décriées hier dont la cleptomanie, l’inefficacité, le détournement des deniers publics persisteront. « Cette commission paritaire, on en doute moins, est une hirondelle qui annonce le printemps pour les fonctionnaires car les conditions salariales de ceux derniers méritent amélioration substantielle en vue de rencontrer les objectifs du travail décent prescrites par l’organisation internationale du travail dont la RDC est membre», a-t-il conclu.