Kinshasa: Bruno Tshibala en visite d’inspection des chantiers

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Avant le retour de fortes pluies, le Premier ministre, Bruno a fait une descente sur le terrain, mercredi 27 septembre, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux en chantiers. Dans sa suite, il y a eu le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Néhémie Wilanya, le ministre des Travaux publics et infrastructures, Thomas Luhaka et Thérèse Olenga, membre du gouvernement provincial. Sur la route des Poids lourds, précisément à l’entrée du port de Baramoto où se trouve la Régie des Voies fluviales, la délégation s’est arrêtée pour constater de près la situation. Ils en ont profité pour poser quelques questions. Constatation faite, par manque de politique d’assainissement, les marchands et ceux qui vivent dans cet espace sont exposés aux multiples maladies : des immondices s’amoncellent et jonchent les abords du macadam, empestant l’environnement avec des odeurs nauséabondes. Une fois au Marché de la Liberté, la délégation n’a pas voulu y accéder compte tenu du paysage d’insalubrité que présentait ce grand centre de commerce dont le gouvernement provincial a la responsabilité.

A N’djili, Bruno Tshibala était parti s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la route Mokali qu’il a, lui-même, lancé au mois d’août. Ici, l’Office de voirie et drainage est à pied d’œuvre avec l’assainissement qui commence par la construction des caniveaux. Le responsable du chantier a promis au Premier ministre de finir les travaux dans les six prochains mois. Quant à la population interrogée, elle s’est dite satisfaite du déroulement des travaux. Benjamin Wenga, Directeur général de l’OVD a sollicité la construction de plusieurs routes et caniveaux devant désengorger le centre-ville et faciliter une bonne canalisation des eaux de pluie.

De retour à Limete, sur le Boulevard Lumumba, là aussi la délégation a constaté qu’il n’y a pas aussi d’avancée. De la 17ème à la 6ème rue, les activités champêtres s’exercent à ciel ouvert, avec comme conséquence la production des légumes contenant du gaz toxique et divers micro aérobies nuisible à la santé. Du coup, le Premier Ministre a cherché à savoir où va l’argent provenant de nombreuses taxes que la ville perçoit auprès du petit peuple. Toutes les réponses données étaient enregistrées dans le calepin du chef du gouvernement. D’après Thérèse Olenga, les taxes de la ville servent à la réhabilitation des routes à caractère provincial et d’autres à l’assainissement. Pas visiblement convaincu par les réponses lui fournies par la ville de Kinshasa, Bruno Tshibala a exigé le rapport détaillé sur toutes les taxes et leur utilisation. Sur son chemin de retour, arrivé au Boulevard du 30 juin, à pieds, le chef du gouvernement a visité le futur siège du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), avec son président, Joseph Olenghankoy.