Bruno Tshibala : « Pour bientôt un programme de subvention aux soins de la mère et de l’enfant »

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Le Premier ministre, Bruno Tshibala a promis de lancer, dès le mois prochain, un programme de subvention stratégique des soins à l’endroit de la mère et de l’enfant. Il l’a dit le 26 septembre 2017, à l’Immeuble du gouvernement, en ouvrant les travaux des journées d’information, d’échanges et de réflexion sur la santé de reproduction, la mère, le nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent en RDC. Selon Bruno Tshibala qui, a remercié les partenaires de la RDC du domaine de la santé et a félicité le ministre de la Santé Oly Ilunga pour l’initiative, il faut agir pour améliorer la situation. Le chef du gouvernement congolais a appelé les conférenciers à réfléchir et à partager leurs expériences en vue de permettre au pays de rebondir, avis partagé par M. Jacques Kokolomami, l’un des Représentants des partenaires. Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, Oly Ilunga a expliqué que malgré les efforts consentis pour améliorer la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent et combattre la mortalité maternelle et infantile, la RDC a encore des efforts à fournir. « En dépit des efforts consentis à ce jour pour améliorer la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent et combattre la surmortalité maternelle et infantile, notre pays la République démocratique du Congo est encore aujourd’hui compté parmi les 26 pays au monde où cette question est encore une priorité », a-t-il indiqué. Il a ajouté que, les pays du monde entier et particulièrement les 26 pays les plus affectés par la surmortalité maternelle et néonatale, sont engagés dans une voie : Réduire autant que possible les décès évitables des mères, des nouveau-nés et des enfants. Selon le ministre de la santé, la RDC a en 2015 enregistré 22 000 décès maternels soit près de 400 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, ce qui représente la troisième contribution nationale la plus élevée au monde, après le Nigeria et l’Inde. « De plus, avec 94 000 décès de nouveau-nés en 2015, la RDC se place quatrième au monde, après l’Inde, le Nigeria et le Pakistan », a-t-il précisé. Toutefois, il se dit optimiste : « En prenant cet engagement au nom de la RDC et avec la participation de tous, je ne doute aucunement que notre système de santé, qui a montré à plus d’une reprise sa résilience face aux problèmes majeurs de santé publique, pourra tenir cet engagement ». Par ailleurs, il a reconnu que le défi est de taille, tout en avouant qu’aucun défi n’est trop grand pour les parties prenantes unies dans une vision, engagées dans l’action, et se donnant la main pour la mise en œuvre des stratégies. « Allons-y, et d’ici quelques années sortons la RDC de ce Groupe des 26, en renforçant le système de santé pour des prestations de qualité, et en les rendant accessibles aux bénéficiaires de toutes les couches, notamment par leur financement et l’achat stratégique », a-t-il lancé.

Pour le ministre de la Santé, l’un des goulots d’étranglement gênant la protection et la promotion de la sante de la mère et de l’enfant est le coût financier des services de santé. À l’en croire, ces journées poseront définitivement le socle sur lequel ils bâtiront tous, Gouvernement, partenaires techniques et financiers, privés, organisations à assises communautaires, la vision qui s’impose à eux et au monde, et qu’a lancé le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon en 2012 : chaque enfant compte, chaque mère compte. Ces journées de réflexion ont été organisées en collaboration avec les partenaires du ministère de la Santé, parmi lesquels le Fonds des nations Unies pour la population (FNUAP).