Conférence sur le climat des affaires : Tshibala entend remettre les indicateurs économiques au vert

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La conférence sur le climat des affaires en RDC a débuté mardi 29 août 2017, en l’auditorium de Kempisky Fleuve Congo Hôtel. L’ouverture des assisses a été faite par le Premier ministre, Bruno Tshibala, devant plusieurs personnalités : membres du gouvernement, responsables d’entreprises du portefeuille de l’État et services générateurs des recettes, membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et experts des questions économiques. Les ambassadeurs y étaient aussi invités. « C’est avec un immense plaisir que je m’adresse ce jour devant cet auditoire sublime composé de dignes représentants du secteur public, du secteur privé et de la société civile rassemblés dans cette belle sale du Fleuve Congo Hôtel pour parler de l’amélioration du climat des affaires dans notre cher et beau Congo », a déclaré Bruno Tshibala aux participants. « J’attends vos analyses et recommandations qui viendront enrichir le travail de la Commission stratégique et du Comité de pilotage du gouvernement », leur a-t-il dit, en indiquant que son gouvernement prend à bras-le-corps la question de l’amélioration du climat des affaires au Congo. Pendant quatre jours, soit du 29 août au 1er septembre 2017, les participants développent plusieurs exposés, en débâtant dans des ateliers autour des questions économiques. En tout, 150 participants se triturent les méninges en vue de proposer, au finish, un bon modèle de croissance et de développement. Selon Bruno Tshibala, les travaux de la conférence vont permettre aux participants d’explorer les voies et moyens susceptibles de contribuer à la facilitation et à l’amélioration du climat des affaires en RDC.

Pour sa part, le directeur de cabinet du Premier ministre, Michel Nsomue a rappelé l’histoire de l’économiste péruvien Hernando de Soto Polar qui, il y a 30 ans, s’est mis à réfléchir sur le temps que la création d’un simple atelier de couture prenait dans son pays, le Pérou, environ 280 jours, à cause des autorisations qu’il fallait réunir, alors qu’un seul jour suffisait. Son anecdote a eu pour but faire comprendre aux participants à la conférence l’efficience de l’Etat à travers les règles et procédures simplifiées et l’importance d’ôter les « obstacles bureaucratiques». Michel Nsomue a succinctement dressé le bilan de la situation économique, 57 ans après l’indépendance du pays : la RDC n’a pas tiré profit de ses ressources, entreprises rares, climat des affaires délétère et peu attractif, fragile impact des réformes entreprises, sociétés perpétuellement au bord de la faillite… Et lui de s’interroger : Pourquoi après tant d’effort la RDC demeure à la traine de tous les pays du monde dans le Doing Business ? Pour Michel Nsomue, en organisant la conférence sur le climat des affaires, Bruno Tshibala entend remettre les indicateurs économiques au vert. « Le thème ‘’pour la facilité des affaires en RDC’’ indique combien le gouvernement entend s’impliquer dans la simplification des règles », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Bruno Tshibala a encouragé la lutte contre toutes sortes d’antivaleurs. « A ce sujet, il faut combattre, sans concession, la corruption, la concussion, la fraude fiscale et douanière et la perception des taxes et frais d’intervention ou administratifs illégaux sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit des pratiques qui empêchent le développement des entreprises, qui sont pourtant indispensables pour la production des richesses et la réduction de la pauvreté dans le pays, et découragent les investisseurs », a-t-il déclaré en ajoutant qu’il faut également et surtout instaurer et renforcer la sécurité juridique et judiciaire, la bonne gouvernance et l’Etat de droit en RDC. Le chef de l’exécutif congolais veut quitter le stade des paroles pour passer à celui des actes concrets et forts. « Maintenant, il faut faire ce qu’on a toujours dit et prêché pour améliorer le climat des affaires en RDC », a-t-il insisté. « C’est pourquoi le Président de la république a déclaré la guerre contre la corruption, la fraude fiscale et douanière, la multiplicité des taxes et des frais administratifs illégaux et les réseaux criminels qui ont privatisé l’Etat pour satisfaire leurs intérêts personnels », a-t-il indiqué. Il a en outre expliqué aux participants que le combat pour l’amélioration du climat des affaires en RDC exige le concours de tous les Congolais en vue de sortir le pays des difficultés qu’il traverse. La FEC était représenté à la conférence par son premier vice-président, M. Kiwakana Kimayala qui, a brossé le tableau du climat des affaires en RDC. Il a rappelé au gouvernement la nécessité de faire des réformes fiscales et de regarder du dedans la question liée aux assurances, au crédit-bail, au permis de construire. Selon Jules Alingete, Conseiller technique spécial du Premier ministre, le premier jour, ils ont débattu des préoccupations du monde des affaires avec les administrations publiques qui y interviennent, en vue de formuler des recommandations qui, plus tard, seront coulées en textes des lois.