Francophonie : Isabelle Tshombe a rendu compte à Bruno Tshibala

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Le Premier ministre, Bruno Tshibala a fait le point sur les jeux de la Francophonie, organisés en Côte d’Ivoire, avec Isabelle Tshombe, Représentante personnelle du chef de l’État à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le 15 août 2017. Dans leurs discussions, il était aussi question de la revue de l’implication de la RDC à l’OIF. « Nous avons dressé le bilan des derniers jeux de la Francophonie où nous sommes revenus avec trois médailles », a-t-elle déclaré en reconnaissant qu’un grand travail devrait être fait pour que les performances soient meilleures dans l’avenir. Je crois, a-t-elle indiqué, qu’il faut aller au-delà du potentiel et transformer celui-ci en atout gagnant, à savoir une préparation en amont. « Chez nous, nous avons tendance à nous préparer à l’extrême limite de l’épreuve. Or, il faudrait faire un travail de longue haleine et bien longtemps à l’avance», a-t-elle relevé. C’est dès maintenant, estime-t-elle, que la RDC doit se préparer. « Les jeunes ont du potentiel et beaucoup d’entre eux réussissent des épreuves par leurs propres moyens », a-t-elle reconnu.

Par ailleurs, Bruno Tshibala et son hôte ont réfléchi sur la manière de travailler en collaboration pour pouvoir défendre politiquement la RDC à l’OIF. « Nous avons parlé des problèmes politiques de la RDC que nous devons défendre à la Francophonie étant donné que, bien souvent, nous sommes mis sur la sellette. Il est de bonne intelligence de pouvoir travailler de concert avec le gouvernement parce que si je représente le président de la République à la Francophonie, j’y représente aussi le gouvernement de la RDC», a-t-elle indiqué. « Il est bon que nous puissions être sur la même longueur d’onde pour pouvoir mieux défendre les couleurs du pays dans les instances internationales », a-t-il ajouté.

Concernant les problèmes de chômage que connaissent les jeunes, Isabelle Tshombe a prôné l’auto-prise en charge, au lieu d’attendre du travail. « Il y a des programmes qui se font à la Francophonie et dont la RDC est bénéficiaire. Dans un des programmes pilotes, la Francophonie va installer ici des incubateurs qui vont permettre aux jeunes de créer de l’emploi au lieu d’en être demandeurs. Je crois qu’à l’heure actuelle il est plutôt demandé d’être créatif que d’être passif en attente d’une création qui vient d’ailleurs», a-t-elle expliqué. Selon Isabelle Tshombe, la Francophonie travaille avec la RDC, mais elle ne peut pas tout faire. « Elle ne peut venir qu’en appui à une politique que la RDC tente d’insuffler dans son propre pays », a-t-elle précisé.