Bruno Tshibala à Kalamu après l’attaque du commissariat de la Funa

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Le Premier ministre, Bruno Tshibala, a visité, vendredi 30 juin 2017, le Commissariat urbain de la Funa, dans la commune de Kalamu, un jour après son attaque par des hommes armés non autrement identifiés. Bruno Tshibala, en compagnie d’Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’Etat chargé de la Justice et  Ramazani Shadary, vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et sécurité, ont visité le lieu que les assaillants ont pris pour cible. La délégation gouvernementale était guidée  par le bourgmestre de Kalamu, Jean-Claude Kadima et le général Célestin Kanyama, commissaire de la police ville de Kinshasa.  Après honneurs militaires, le chef du gouvernement a eu droit aux explications de l’autorité municipale, du reste témoin de ces événements malheureux.  « Il y a eu un groupe de gens, une dizaine de personnes qui se sont pointées à l’Etat-major de la Funa. Ils ont attaqué les éléments qui étaient là, en tentant de forcer l’entrée, mais, la police a opposé une résistance farouche. La population nous a aussi aidés », a-t-il expliqué.

Jean-Claude Kadima parle d’un assaillant tué sur place et de trois capturés. « Du côté de la police, il y a eu sept blessés dont mon garde du corps qui vient de succomber ce matin. Au cachot il y a avait neuf détenus dont quatre policiers et cinq civils », a expliqué le bourgmestre de Kalamu.

Après Kalamu, le Premier ministre s’est rendu au Commissariat provincial ville de Kinshasa où se trouvent gardées,  quelques  personnes interpellées  dans le cadre des patrouilles de la police. Après avoir suivi  des explications, le ministre d’Etat en charge de la justice, Thambwe Mwamba a indiqué : « Il y a eu une rafle de police. Ils sont nombreux pour le moment les gens arrêtés. Les instructions qui sont données à la police sont  de faire un contrôle d’identité, sauf ceux qui seront considérés comme suspects, les autres vont être libérés, déjà aujourd’hui ».

Pour sa part, André Kimbuta  a expliqué qu’il y a ce dernier temps des événements malheureux qui se passent à Kinshasa. « Ça commencé à la prison de Makala, après il y a eu le cas de Matete et hier c’était Kalamu. On voulait suivre de très près. La police a organisé des patrouilles et par rapport à cela, on a arrêté aussi de gens qui n’arrivent pas à bien se justifier, pour raisons d’enquête. Nous sommes venus les voir, mais, on doit aussi tenir compte de la présomption d’innocence. Une commission de la police mise sur pied va essayer d’interroger un à un, c’est facile d’identifier que celui-ci est un incivique, un dangereux et l’autre c’est soit un étudiant », a-t-il précisé avant de rassurer que la police s’est organisée  pour traquer tous les inciviques. « Ces patrouilles vont rester indéfiniment et les inciviques seront traqués parce que les Kinoises et Kinois ont besoin de la paix. Nous en profitons pour demander à la population kinoise de dénoncer à la police toutes les personnes suspectes », a-t-il conclu.