Une délégation de la CEEAC échange avec le Premier ministre sur la mise en oeuvre de la Zone de libre échange en Afrique Centrale

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Une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, CEEAC, conduite par Madame Mfoula, Secrétaire générale adjointe de cette organisation sous régionale, s’est entretenue ce jeudi 16 février, avec le Premier ministre Samy Badibanga, sur l’évolution de la mise en place par la Rdc, des instruments juridiques devant permettre à la CEEAC, de mettre en oeuvre sa zone de libre échange à l’instar d’autres pays de la sous-région.

La mission de cette délégation consiste à faire le suivi de cette décision adoptée par le Conseil de ministres en charge du commerce qui s’est tenu à Kinshasa en mai 2016, en exécution des décisions des Chefs d’Etats de la sous-région de l’Afrique Centrale.

Selon la CEEAC, « les Etats membres devraient insérer dans leur corpus juridique interne, tous les instruments de commerce notamment le tarif préférentiel de la zone de libre échange, qui est endossé sur la contribution communautaire d’intégration. L’intégration étant en cours, il va falloir qu’une loi soit adoptée, que le tarif préférentiel soit inséré dans la loi des finances, et que le ministère de commerce puisse apprêter un décret pour la mise en place d’un Comité National d’Agrément, qui permettrait aux opérateurs économiques de la Rdc, d’obtenir des agréments sur leurs produits pour que ces derniers circulent librement sans droit de douane dans ce large marché de plus de 175 millions d’habitants ».

Le Premier ministre, Samy Badibanga Ntita, a rassuré ses hôtes que la République Démocratique du Congo respecterait son engagement pris volontairement dans la mise en oeuvre de la zone de libre échange de la CEEAC. La délégation regagne Libreville, le siège du Secrétariat général de la CEEAC, convaincue des assurances de la Rdc, l’un des pays membres fondateurs l’organisation.

« La Rdc étant aussi membre des différentes communautés sous-régionales comme  le COMESA, la SADC et autres, nous comptons sur  elle pour pouvoir booster les échanges intra CEEAC et servir de pont vers l’Afrique Australe et de l’Est », a fait savoir Madame Mfoula.