Accord cadre d’Addis-Abeba : Le Coordonnateur du Mécanisme de suivi appelle au respect des engagements au cour d’un entretien avec le Premier ministre.

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Prim et kalume

Le Premier ministre, Samy Badibanga Ntita, a échangé ce mardi 14 février, avec le Coordonnateur régional et national du Mécanisme de suivi de l’Accord cadre d’Addis-Abeba, Denis Kalume Numbi sur le mécanisme national de suivi dont le Premier ministre est le Vice-président du Comité de pilotage.

Au cours d’un entretien à l’allure de compte-rendu, le Coordonnateur national et régional a procédé à un descriptif des travaux effectués à Nairobi, au Kenya où Denis Kalume a dénoncé la reprise des hostilités du M23, groupe rebelle défait vers la fin de 2013. Le Coordonnateur ainsi que son équipe ont pu présenter leur point de vue, et porter plainte auprès des garants de l’Accord pour leur demander de recourir à l’usage de leurs prérogatives et de faire en sorte que les pays signataires de l’Accord cadre d’Addis-Abeba respectent cet engagement, dont celui d’éviter tout hébergement ou soutien aux groupes armés susceptibles de déstabiliser les pays voisins.

Un rappel ainsi adressé à l’Ouganda qui doit faire en sorte que ces groupes armés quittent non seulement le territoire congolais, mais aussi qu’ils regagnent leur lieu d’assignation, a-t-il indiqué.

La RDC est en droit de prendre toutes les dispositions pour défendre son territoire ainsi que sa population. Raison pour laquelle le Coordonnateur s’est également entretenu à ce propos avec le Premier Ministre, les ministres de la Défense et du Budget qui sont également membres du Comité de Pilotage.

Autre aspect de l’Accord soulevé par Denis Kalume, c’est le non respect dudit accord par les pays voisins. Il s’observe en effet, une terrible crise de bonne volonté et de bonne foi des signataires, a-t-il fait observer, avant de poursuivre que pour le moment, la RDC s’acquitte de ses obligations.

Il y va sans dire que les obligations de la RDC se déclinent en terme d’hommes, de matériels ainsi qu’en dépenses financières. La RDC s’active afin de barrer la route aux groupes armés étrangers, dont la capacité de nuisance n’est pas à sous estimer. Une fois désarmés, les leaders de ces groupes sont confiés à la Monusco pour leur rapatriement.

Un exercice auquel devront désormais se plier les autres pays voisins avec les niches armées qui sont regroupées sur leur territoire.

Pour rappel, le comité de pilotage du Mécanisme national de suivi est un organisme présidé par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.